On lit souvent que l’adoption du cloud peut signifier une réduction des coûts IT de 40 à 50 %. Ce n’est probablement pas votre cas, mais la réalité nous montre tout de même une réduction des coûts notable. Maintenant que vous avez formé la meilleure équipe de talents, votre organisation doit adhérer aux meilleures pratiques en matière d'optimisation des coûts, et contrôler soigneusement ses dépenses en cloud. Suivez le guide.

Less is more

Le gaspillage en termes de cloud reste une préoccupation. Certaines études démontrent que plus de 60 % des entreprises considèrent l'optimisation des dépenses cloud comme une priorité (Rightscale, 2019). Une solution souvent démesurée par rapport aux besoins, l’impossibilité de désactiver les services cloud en cas de non-utilisation, … Le gaspillage de ressources est souvent causé par les mauvais conseils donnés à la base ou le choix d’une surcapacité venant de certains développeurs.

OpEx vs CapEx

Gardez bien en tête la différence entre le modèle financier OpEx d’une solution cloud basée sur la consommation, et le modèle prédictif CapEx des centres de données. Les services cloud permettent un glissement des dépenses d’investissement dans les équipements IT vers des dépenses d’exploitation. Agir OpEx permet souvent de ne pas dépenser plus que nécessaire, et de rester flexible en fonction des projets ou de la demande en temps réel. Une stratégie CapEx permet, elle, de bénéficier de ressources complémentaires et d’atouts face à la concurrence. Un choix qui revient donc à votre organisation.

Les 5 best practices

  1. Réduire ses coûts et adapter sa consommation

L'un des moyens les plus évidents de réduire les dépenses actuelles dans le cloud est de réduire votre consommation tout en favorisant l'efficacité. À ne pas confondre avec une diminution des performances ou des capacités. L’objectif est d’aligner votre consommation à vos besoins, afin de ne plus payer pour des ressources inactives. Saviez-vous, par exemple, que le taux moyen d'utilisation de l’infrastructure d’un data center est d'environ 20 % ? Changez tout de suite vos (mauvaises) habitudes et tirez parti de la flexibilité du cloud.

  1. Gérez le temps de disponibilité de vos environnements cloud

Réduire certains environnements lorsqu'ils ne sont pas utilisés activement. Voilà un avantage unique offert par le cloud. En combinaison avec l'automatisation, les environnements cloud peuvent être configurés et activés en quelques minutes. Contrairement aux journées et parfois aux semaines nécessaires dans un environnement on-premise. Bref, vous supprimez les ressources inactives (et vous évitez donc de les payer) sans nuire à la productivité, jusqu’au moment où vous en avez à nouveau besoin. Avec ce type de solution flexible, vous êtes facturé à la seconde. Il existe encore d'autres possibilités de réduction des coûts, comme des solutions permettant de réserver des ressources de calcul pour 1 ou 3 ans.

  1. Préachetez de la capacité

Réduire les coûts, c’est aussi préacheter de la capacité en fonction des besoins de votre organisation. Cela signifie généralement que tous les environnements de production tournent en mode ‘réservé’, et que vous devez échelonner, d'un trimestre à l'autre, l'achat de nouvelles capacités en fonction de la demande. Du sur mesure sans surproduction. Il est peut-être plus prudent de réserver à un an, plutôt qu’à trois. L’appât de la réduction annulerait vite l’effet de flexibilité de la solution du préachat.

multicloud insights from IBM

  1. Multicloud vs Single Cloud

Si vous vous demandez comment économiser de l'argent en stockant vos données via plusieurs environnements cloud, voici la réponse :

  • En exploitant les meilleurs services cloud, normalement les plus rentables pour votre propre workload. Et surtout en explorant l’offre de tous les fournisseurs, au lieu de vous concentrer sur un seul.
  • En évitant les coûts d'accès/de transfert de données et les frais de sortie imposés par les fournisseurs de services cloud (aucun transfert de données requis).
  • En prônant votre ‘liberté’ en tant que moyen de pression pour négocier les prix auprès des fournisseurs de services cloud.
  • En réclamant une assurance contre les down time du cloud. Existe-t-il une meilleure disponibilité (et redondance) des données qu’en mode multicloud ?
  1. Nommer et taguer

Dans une ère où l'infrastructure est utilisée à la minute, il est impératif de développer une surveillance automatique du respect des règles dans votre environnement cloud. Identifier les utilisateurs et les groupes permet également de répartir les coûts en fonction de leur consommation. Ces tags enrichiront des métadonnées spécifiques à votre organisation et permettent une segmentation (et optimisation) des coûts, la création de rapports, le chargeback (rétrofacturation), le showback (récupération des données de facturation), voire même une optimisation de la sécurité. Ce degré accru de transparence des coûts aide certaines divisions d’entreprise à prendre davantage conscience de l’impact financier de leurs habitudes de consommation. Et pourquoi pas lancer un ‘concours’ entre divisions afin de viser les comportements les plus durables ?

Multicloud insights from IBM

Il ne suffit pas d’adopter le cloud pour bénéficier de ses effets financiers. En tant que CIO ou responsable d’infrastructure, vous serez amené à appliquer quelques principes inhabituels. De réactif, vous passez en mode proactif, avec un nouvel environnement qui vous permet rapidement de vous recentrer sur l’essentiel. Ne perdez plus de temps (ni d’argent), et entrez dans l’ère de l’adoption cloud. Econocom vous accompagnera dans toutes les phases de votre transformation.

Pas encore dans le cloud? Commencer par une évaluation de votre disposition à passer au cloud est dès lors le meilleur moyen de se lancer.

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