La co -llaboration, la co -création, le co -working ont le vent en poupe et renouvellent les schémas organisationnels. Parallèlement aux synergies entre les entreprises et leurs partenaires business, la coopétition est un axe différent de développement au service de la compétitivité et de l’innovation. Le point sur cette approche stratégique qui conjugue coopération et concurrence.

Coopetition-emedia3Coopétition : une nouvelle stratégie d’ouverture et de partage

Issu des recherches théoriques sur le management des entreprises, sur les stratégies de compétition et de coopération analysées depuis le début des années 90, le concept de coopétition est une nouvelle approche relationnelle des organisations pour assurer leur compétitivité. Elle est basée ‘’sur des manœuvres à la fois concurrentielles et coopératives, sur des relations a priori paradoxales d’alliance entre firmes concurrentes, un phénomène en forte croissance’’ comme le souligne un article du CAIRN, base de données française pour les étudiants et chercheurs en sciences humaines et de l’éducation (La dynamique des stratégies de coopétition). La base du modèle partenarial de coopétition est d’évaluer les bénéfices que peuvent retirer des concurrents à coopérer pour développer des parts de marché (Source SearchCIO). La finalité de la coopétition permet à des organisations concurrentes de mutualiser certaines de leurs connaissances, de leurs compétences pour co-innover, dynamiser leur écosystème et créer de la valeur.

Coopetition-emediaLa coopétition pour la création de produits et/ou d’économies d’échelle

La coopétition est pratiquée depuis une dizaine d’année dans de nombreux secteurs comme l’aéronautique, l’automobile, les TIC et s’illustre par des alliances fructueuses. Le JDN mentionne par exemple le partenariat entre Samsung et Sony en 2003 pour développer la technologie des écrans TV LCD ou les alliances entre les grandes firmes spécialisées dans le domaine de l’hygiène telles que Henkel  (Mir, Le Chat, Lessive X-Tra) et Reckitt-Benckisser (Woolite, Harpic, Nurofen, etc.) ou PepsiCo, Orangina et Rock&Rock dans l’univers de la boisson pour mutualiser et optimiser leurs dispositifs logistiques (Source JDN, Coopetition ou l’art de coopérer avec ses concurrents. Dérangeant, non ?).

La Harvard Business Review cite également d’autres exemples de coopétition : dans le secteur automobile, le partage de connaissances entre Ford et Toyota visant à développer un nouveau modèle de véhicule hybride, le partenariat entre Peugeot-Citroën et Toyota pour le segment des véhicules commerciaux légers en Europe ou encore les accords entre Apple et Microsoft pour le développement de système d’exploitation mobile, assortis de clauses anti-cloning (Source HBR, Use co-opetition to build new lines of revenues). On peut également citer l’interdépendance entre Google et la fondation Mozilla, le premier finançant en partie les initiatives du second pour le navigateur Firefox, concurrent de Chrome, avec pour objectif de limiter le périmètre d’influence des navigateurs concurrents Internet Explorer de Microsoft et Safari d’Apple.

L’enseignement par le digital, une révolution en cours ?

Conférence à suivre en live sur le compte Twitter d’Econocom, mardi 1er avril à partir de 8h30,

Le cycle des conférences Matinales de la Prospective - Digital Business organisé par Les Echos aura pour thème le phénomène des MOOCs. Cette conférence fera le point sur leur business model et les pratiques internationales.

Au rang des intervenants : Sophie Hirat, Directrice Marché Education d’Econocom, Henri Issac, chargé de mission transformation numérique et maître de conférence à Paris Dauphine, Ludovic Legris, Senior Manager Education chez Kurt Salmon, Catherine Mongenet, chargé de mission FUN au Ministère de l’enseignement supérieur.

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