Construction de villes nouvelles à haute densité technologique, développement d’infrastructures IT, initiatives plus modestes… la ville intelligente génère investissements et profits.

25 Mds d’euros pour une Smart City au Portugal
Situé dans le nord du Portugal, PlanIT Valley est un projet pilote urbain qui devrait voir le jour d’ici 3 ans grâce aux engagements de la ville de Paraderes et du gouvernement portugais, avec le soutien technologique de Cisco.

La vocation de PlanIT Valley : accueillir en 2015 quelque 225 000 habitants avec une gestion quasi entièrement automatisée des ressources naturelles. À la clé : des économies sur la consommation d’eau et d’énergie estimées respectivement à 80 % et 50 %. Bâtiments intelligents, contrôle des pics de consommations énergétiques, gestion du trafic de véhicules, simulations, prévisions, modélisations des flux de données, analyse des performances… le projet est basé sur l’intégration de 100 millions de capteurs dans toutes les infrastructures, avec une centralisation des données envoyées par ces capteurs en un point central, baptisé UOS (Urban Operating System).

Aussi onéreux que New Songdo (30 Mds $), le projet similaire développé en Corée du Sud, PlanIT Valley au Portugal a l’ambition de devenir le premier projet de ville nouvelle 2.0 en Europe.

116 Mds de dollars pour les nouvelles technologies
C’est le montant des investissements que les projets de smart cities doivent engendrées entre 2010 et 2016 selon les analyses AbiResearch. Réseaux haut-débit municipaux, WiFi, puces RFID, compteurs intelligents, infrastructures pour le smart grid, transports automatisés, recyclage des déchets, les nouvelles technologies seront donc sollicitées à tous les niveaux avec des répercussions économiques notables pour le secteur.

Et si les entreprises favorisaient le co-working pour réduire leurs charges ?
Quel rapport entre les espaces de co-working et la ville intelligente ? La Hollande et la Belgique ont une réponse déjà opérationnelle. Pionniers, Les Pays-Bas et tout particulièrement Amsterdam depuis 2008, par le biais de son programme « Bright City » ont développé un réseau de centres de télétravail en collaboration avec Cisco et Apple, destiné aux indépendants, aux collaborateurs nomades mais également aux employés éloignés de leurs lieux de travail. Mutualisation des infrastructures, réduction des distances et temps de transport, des surfaces de bureau et donc des consommations énergétiques, ces Smart Work Centers (plus d’une centaine en Hollande, une dizaine en Belgique ou WaaS (Workplace as a Service) se louent à l’année environ 6 000 euros, moins cher qu’un espace de travail au sein d’une entreprise assurent les concepteurs, avec un triple bénéfice : pour les employeurs, les employés et l’environnement.