Les objets connectés au service de la santé se multiplient et sont perçus plutôt favorablement tant par le corps médical que par les patients. Ils ouvrent aussi la voie à une approche nouvelle de la santé, axée sur la responsabilisation des patients et la prévention.

Lentilles, écouteurs, comprimés : les nouveaux objets connectés pour la santé

Children's hands

Les applications et innovations numériques pour le secteur de la santé, le suivi des patients ou leur autodiagnostic se diversifient. Les bracelets connectés peuvent servir désormais la cause de la lutte contre l’obésité infantile sous forme ludique comme le LeapBand de LeapFrog.  Les projets de lentilles de contact pour suivre le taux de glucose des diabétiques à partir de leurs larmes a été lancé par Google en début de cette année. Il illustre les progrès potentiels liés à la miniaturisation des composants dans le domaine des périphériques numériques dévolus à la santé. Les écouteurs de type audio pourraient aussi prochainement servir à capter notre rythme cardiaque et notre pression sanguine.

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Ce type de projet accompagne également des avancées encore plus impressionnantes, comme celle des comprimés équipés de micro-capteurs (photo ci-contre) capables de communiquer une fois avalés (ex : e-Celsius la pilule thermomètre communicante française ou le comprimé connecté de Proteus Digital Health).Parce qu’ils sont incorporés dans des objets de notre quotidien, ces capteurs dédramatisent le recueil de données de santé et le suivi de maladies chroniques.

Une nouvelle vision de la santé avec les objets connectés

Une nouvelle vision de la santé avec les objets connectés est l’une des conclusions des réflexions sur « un nouveau système économique de santé qui capitaliserait sur le potentiel du numérique » menées par le le think tank Renaissance Numérique. « Loin de la chambre d’hôpital, de la contrainte ou de la frustration du traitement médical, ils (les objets connectés) encouragent une vision ludique et séduisante de la santé » précise la synthèse d’une journée d’études. « Il est certain que les objets connectés seront naturellement  appropriés  par les patients dès lors que les données collectées seront analysées pour leur apporter une valeur ajoutée» a jouté l’un des participants, Jérôme Leleu, Président du Groupe Interaction.

Si la santé digitale amorce une transformation dans la vision de la santé avec une médecine orientée sur la prévention et une prise en charge active de leur santé par les patients, les partenaires du think tank ont insisté sur le fait que seuls les professionnels de santé restent aptes à interpréter les données et à prendre en charge les patients. Ils ont également souligné que la santé par le digital doit s’accompagner de mise au point juridique, technologique et éthique. Où se situe la frontière entre données de bien-être et données personnelles médicales puisque les fabricants des devices connectées, souvent hors secteur médical sont les premiers à recueillir massivement les données des utilisateurs ? Comment les professionnels de santé peuvent-ils avoir accès à des analyses big data ? Et pour des pays, comme la France, où le modèle de la santé est basé sur la mutualisation et l’équité : comment les nouvelles technologies peuvent-elles être mises à disposition du plus grand nombre et à quel coût ?

La santé par les objets connectés perçue très positivement

Selon une enquête HIMSS, le nombre d’organisations qui mettent à disposition des outils numériques de santé pour les patients (portails d’information, téléservices et devices et applications mobiles de monitoring), le nombre de professionnels de santé utilisant des systèmes mobiles est en nette progression aux USA.

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En 2013, selon une étude Research2Guidance, 1/3 des personnes atteintes d’une maladie chronique dans le monde utiliseraient des objets connectés ou une application mobile. En France, les objets connectés pour la santé et le suivi des seniors, leur télésurveillance, l’aide personnalisée à domicile ou le diagnostic à distance sont perçus très positivement selon le dernier baromètre BVA -Syntec Numérique.

Santé et objets connectés : les documents de référence