De l’infrastructure IT, aux compétences et aux services managés adéquats jusqu’aux normes d’interopérabilité… les objets connectés et leur pendant, le Big Data impliquent des réflexions de fonds pour profiter pleinement et rapidement du potentiel de l’IoT.

connected-objects20 à 30 milliards d’objets connectés d’ici 2020 selon McKinsey*, 6 200 milliards de dollars de revenus pour l’économie mondiale générés dans 10 ans par l’Internet des Objets : les perspectives sont larges. Et elles reposent en particulier sur les modalités de l’exploitation des données. Les nouveaux flux de données annoncés nécessitent en premier lieu de penser les moyens de les collecter, et plus particulièrement les capacités et compétences nécessaires pour les stocker et les traiter en temps réel. Le secteur de l’industrie est concerné au même titre que d’autres secteurs, avec de nouvelles opportunités créées par le modèle orienté non plus uniquement sur l’optimisation de la production mais aussi sur la création de services à valeur ajoutée.

Quels choix IT pour gérer le big data ?

Investir en interne, ou le Do It Yourself (DIY)  dans des moyens et l’infrastructure IT, les faire évoluer selon la croissance des besoins est une solution. Elle requiert de la part de l’entreprise l’acquisition et la maîtrise de technologie nouvelle. Selon une analyse Forbes*, c’est un modèle couteux et risqué. Une autre approche consiste à déléguer la collecte et les capacités d’infrastructure à un fournisseur de service pour permettre à l’entreprise de se concentrer sur l’analyse des data des objets connectés avec l’option de les croiser avec les données déjà acquises en interne sur des process plus traditionnels. Ces 2 options impliquent entre autres une cohérence dans la/les technologie(s) exploitées. Plus flexibles, faciles à maîtriser et à personnaliser, moins onéreuses à termes, les solutions cloud de PaaS (Platform-as-a-Service) sont une orientation qui accélérer l’adoption et les applications Big Data.

Maîtriser toute la chaîne big data : un avantage concurrentiel

Quelle que soit la maturité des entreprises face à la ‘’cloudification’’ de leur organisation, les enjeux de ce nouvel or noir que sont les data sont de taille. Une étude IDC/Microsoft* a évalué l’impact d’une maîtrise complète de la chaine de données (collecte de data hétérogènes, analytique, utilisation à différents niveaux support de l’entité, décisionnel en temps réel) pour les entreprises manufacturières En additionnant les bénéfices en matière de productivité, d’optimisation opérationnelle, d’innovation et de services aux clients finaux, cette maîtrise peut offrir un gain potentiel en valeur de plusieurs centaines de milliards de dollars.

IDC

La course aux standards

Comme l’a souligné le rapport McKinsey*, les efforts menés depuis peu par différents acteurs (semi-conducteurs, hardware, réseau, logiciel) directement et indirectement concernés par l’IoT pour créer des standards d’interopérabilité est un des piliers pour révéler tout le potentiel des objets connectés. Plusieurs initiatives majeures ont été prises dans ce sens.

L’OIC (Open Interconnect Consortium) en est une. Avec Intel, Cisco, Dell et Samsung comme membres fondateurs, l’OIC s’attache en priorité à définir des normes pour, « simplifier la façon dont les objets connectés communiquent entre eux » autour de la maison intelligente et de l’électronique grand public et professionnelle avec un framework baptisé IoTivity.

L’Alliance Allseen, un autre consortium avec à son bord des entreprises comme Qualcomm, Cisco, Microsoft, Symantec, Netgear, LG, Lenovo, Legrand, Lifx, etc.) poursuit le même objectif.

Qualcomm, Cisco ou la zigBee Alliance travaillent également avec l’organisme de normalisation IEEE (Institute of Electrical Electronics Engineers) à une architecture IoT capable d’adresser plus transversalement un éventail très large d’industries et de technologies (source LMI, Silicon*).