« Il est temps de passer à la vitesse supérieure ». Telle est la conclusion de Neelie Kroes, commissaire européenne en charge du numérique suite à une évaluation de l’e-santé pour les structures hospitalières des états membres.

Une évaluation régulière par la Communauté européenne

Publiée au mois de mars dernier, orchestrée par l’UE et PwC, cette nouvelle étude a porté pour 2012 et 2013 sur quelque 1 800 structures hospitalières réparties sur les 28 états membres de l’Europe auxquels ont été ajoutés l’Islande et la Norvège.  Bisannuelle, cette évaluation a pour but de cerner les progrès dans le déploiement de l’e-santé au sein des hôpitaux. L’enquête est basée sur 4 indicateurs principaux :

  • Les infrastructures IT
  • Les fonctionnalités, applications digitales
  • Les systèmes d’échange de données
  • Les procédures pour la sécurité et la confidentialité des données.

Un progrès notable sur les systèmes de gestion d’imagerie et la connectivité sans fil

Au rang des premières observations, depuis 2010, l’intégration de processus digitalisés pour les parcours de soins et la relation patient ne s’est que légèrement améliorée dans la majorité des pays, de même que les disparités entre les plus pays les plus en pointe (Malte, Danemark, Estonie, Suède, Finlande, Grande-Bretagne, Pays Bas) et les moins avancés (Slovénie, Grèce, Pologne).

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Avec des investissements IT de 1 à 3 % de leur budget global pour 68 % des structures interrogées, depuis 2010, les avancées ont porté sur : les systèmes d’archivage et d’accès aux données d’imagerie médicale (PACs), les ordonnances électroniques et les échanges d’informations (radiologie, analyses, soins cliniques) entre services internes et externes qui ne concernent encore que 50 % des structures interrogées. Pour la Commission européenne, malgré des progrès dans ce domaine, l’équipement en connexion haut débit et en système de communication unifiée restent insuffisantes : 16 % des structures disposent d’une connexion à plus de 100 Mps, 39 % ont un réseau sans fil.

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L’étude a pointé que le déploiement du dossier médical électronique (71 % des hôpitaux disposent a minima d’un système de base) n’a pas réellement progressé depuis la dernière évaluation et que la télémédecine restait encore le parent pauvre des efforts.

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Quant à l’accès intégral ou partiel des patients à leurs données médicales, tout reste à faire : l’enquête montre qu’à 90 % en moyenne, ces données ne sont pas partagées.

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