En 2021, la terre comptera plus de 9 milliards d’abonnements mobiles et 6,3 milliards de smartphones d’après le dernier rapport d’Ericsson. Soit plus d’abonnements que d’êtres humains sur la planète. Nous serons presque tous connectés et utilisateurs de smartphones, un outil numérique qui change nos usages mais aussi nos habitudes de consommation. Le m-commerce, ou mobile commerce, est entré dans nos poches.

m-commerce

En 2016 nous sommes 7,3 milliards à être abonnés à un mobile, selon une étude récente d’Ericsson. Plus de 80% des téléphones vendus au premier trimestre 2016 étaient des smartphones. Nous sommes tous les jours plus nombreux à disposer d’internet dans notre poche où que nous soyons. En 2021, 90% du trafic internet proviendra des smartphones et entre 2015 et 2021 le trafic mobile sera multiplié par 12 (étude Ericsson). Le smartphone est donc devenu un outil numérique puissant qui élargit les possibilités de consommer. Une opportunité que les e-commercants ont bien saisie et encouragent chaque jour davantage.

depenses annuelles

D’après une étude RetailMeNot/CRR de mars 2016, le marché du m-commerce a doublé en 2015 passant de 3,7 milliards d’euros à 7 milliards d’euros. En 2016, le m-commerce sera un des leviers de croissance du e-commerce. « Si le m-commerce connait aujourd’hui un tel engouement c’est grâce au développement de l’ergonomie des supports qu’on peut utiliser dans le parcours d’achat», explique Anne-Marie Schwab, directrice générale de RetailMeNot France. « Les efforts des marchands pour rendre les applis mobiles attractives, la simplicité du mode de paiement, la proximité permanente du smartphone pour l’utilisateur ne font qu’encourager ce phénomène.»

etude PWC

En France, les consommateurs sont de plus en plus nombreux à acheter sur internet toutes les semaines, soit 26%, + 2 points par rapport à 2014 d’après une étude PwC. Les achats réalisés sur un smartphone ont progressé de +24,2% en un an et de +15,8% pour la tablette. L’hexagone reste en dessous de la moyenne mondiale avec seulement 44% des Français qui achètent des produits en ligne via leur smartphone, contre 54% pour la moyenne mondiale.  Le principal frein reste encore la sécurité, 25% des Français seraient prêts à utiliser leur mobile comme principal outil pour faire leurs achats si on les rassurait quant à la sécurité de leurs données. Malgré ces craintes, le numérique a transformé les habitudes d’achats des consommateurs même si le lien avec les boutiques reste encore fort.

De plus en plus de marques se lancent dans le m-commerce, notamment pour toucher les nouvelles générations de consommateurs. En parallèle, les plateformes de paiements sur internet et mobiles se développent avec par exemple l’arrivée récente de la startup californienne Stripe qui s’intéresse au marché français. «La France est un terreau fertile pour l'entrepreneuriat, mais l'e-commerce en est encore à ses balbutiements. 7 % seulement des dépenses des consommateurs se font sur internet ou sur mobile : nous voulons accompagner le développement de cette part », explique John Collison, président et co-fondateur de Stripe aux Echos. Les portefeuilles digitaux comme Apple Pay, Android Pay ou le chinois Alipay se développent eux aussi. Les règles du retail vont devoir changer et s’adapter à cette génération ultra connectée. La transfonum n’a pas modifié que le mode d’achat mais également les attentes des consommateurs.

La génération Z née avec le digital dans les années 90-95, représentera en 2020 le plus grand groupe de consommateurs du monde entier selon l’agence de notation Fitch, "ces jeunes entretiennent un rapport d’égal à égal avec les marques et attendent plus que le simple acte d’achat", précise Nathalie Damery du cabinet Fitch à LSA« La génération Z est prête à toutes les expériences à partir du moment où l’achat est facilité, poursuit Nathalie Damery. C’est avant tout une communauté pragmatique, qui accepte les nouveaux moyens de paiement sans défiance".

Sources : Omninov, Les Echos, Ericsson, Hi-media group,  LSA, Viuz