Chez Darty, Kiabi, Nescafé, Sephora, Carrefour ou la SNCF les robots parlent aux clients. Les machines aux formes souvent humanoïdes amusent et attirent les consommateurs. Cette nouvelle force de vente jamais absente et toujours de bonne humeur ne sert pas qu’à divertir, ils sont aussi utiles pour renseigner, collecter des informations ou faire patienter.

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De plus en plus de marques adoptent des robots sur leurs points de vente. Déjà utilisés en entrepôt pour travailler, les machines passent de l’ombre à la lumière. Leur intelligence artificielle leur permet aujourd’hui d’affronter le monde et ses consommateurs. Après la robotique logistique, l’heure est à la robotique en boutique. Ils vont ainsi pouvoir aider les vendeurs en informant les clients sur les articles et leur disponibilité en temps réel. Certains pourront gérer l’encaissement, d’autres seront là uniquement pour divertir et attirer les curieux. De plus en plus de startups se spécialisent et deviennent par exemple partenaires de SoftBank pour proposer des robots Pepper équipés d’applications métier retail qu’ils vont développer sur mesure.  L’autre avantage capital de ces machines est d’être un outil redoutable pour personnaliser la relation client grâce à leur base de données intégrée. Leurs recommandations seront ainsi précises et ciblées. Ils sont aussi très efficaces pour la collecte de données personnelles.

Ces machines n’ont pas toutes une forme humanoïdes, comme chez Lowe’s aux États-Unis ou le Lowebots  aident les clients à trouver leurs produits en boutique, en anglais et en espagnol.

Pepper aide les voyageurs à la SNCF

A la SNCF, Pepper renseigne sur les lignes de train mais aussi sur les villes où il est présent. Il peut danser et animer les gares en attendant les trains. Depuis un an, la SNCF teste Pepper dans 3 gares du Pays de Loire. L’objectif n’est pas de remplacer les agents mais de compléter le service de vente assuré par le personnel de la SNCF. Entre service et gadget, le robot n’a pas encore trouvé sa place mais les voyageurs lui réservent plutôt un bon accueil quand ils ne sont pas pressés.  « Les retours des clients sont très positifs. A la différence d’une borne automatique, le robot attire l’œil. Il crée aussi de l’empathie chez la personne à qui il s’adresse. On a le sentiment de vivre une expérience », explique Nicolas Boudot, directeur des ventes d’Aldebaran au quotidien 20 Minutes.

Kiabi teste le robot Pepper en magasin

Depuis la rentrée, l'enseigne de vêtement Kiabi a embauché un robot Pepper dans son magasin de Val d'Europe. La machine est là pour divertir, intriguer et amuser les clients. L’application créée par une équipe d’experts Kiabi et d’étudiants de Centrale Supelec et de personnes de la société de robotique Aldebaran permet de prendre les clients en photo et de les accessoiriser avec les articles du magasin.

Prise de commande chez KFC

En Chine, la chaine de fastfood KFC utilise le robot Duer du chinois Baidu pour prendre les commandes des clients et les encaisser dans un restaurant de Shanghai. Baptisé Original+, le restaurant connecté de KFC a ouvert au National Exhibition & Convention Center et offre une expérience digitale complète aux clients avec l’aide du robot mais aussi avec des bornes de commandes à écrans tactiles et une application pour passer ses commandes et payer directement via smartphone.

Les robots viennent ainsi aujourd’hui en aide à la vente dans le retail face au public. De plus en plus amusants et performants, ils renforcent même l’impression de proximité avec les clients alors qu’ils ne sont pas humains. Certains s’inquiètent déjà de les voir remplacer les humains en magasin, mais ces machines ont eux aussi leurs limites en autonomie et en performances, pour l’instant !

Sources : e-marketingEst RépublicainLe Figaro20 Minutes20 Minutes