La fabrication additive avec le métal tient ses promesses. Elle est déjà utilisée pour la fabrication en série de pièces d’aviation. Et le secteur industriel dans son ensemble ne sera pas avare d’investissement en solutions d’impression adéquates.

Globalement, encore naissante, l’impression 3D utilisant de la poudre de différents métaux et le laser pour chauffer les différentes couches est promis à un bel avenir pour l’industrie aéronautique et aérospatiale mais également dans tous les autres secteurs, comme le médical pour les implants orthopédiques, la bijouterie pour la fabrication de pièces avec des métaux de luxe, déjà pionniers dans le genre.

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Dans les 10 prochaines années, selon les projections du cabinet Market Research*, le ‘’métal’’ sera le segment le plus dynamique de l’impression 3D : plus de 45 % de croissance pour la partie imprimante et 30 % pour les matières de base.

Aéronautique et aérospatial : 2 moteurs pour l’impression 3D métal

Les atouts de l’impression 3D n’ont évidemment pas échappé à l’industrie aéronautique et aérospatiale. Cette technologie y est utilisée depuis ses débuts. L’une des dernières avancées marquantes  a été l’annonce de fabrication de pièces en série et en métal pour les hélicoptères par Turbomeca, leader international dans le domaine des turbines, avec plus de 2500 clients dont Airbus Helicopters, Bell Helicopter ou Sikorsky.

Autre signe de la future bonne santé de l’impression 3D métal dans ces secteurs, des acteurs majeurs investissent dans de nouveaux sites de production pour accueillir des parcs d’imprimantes 3D. C’est le cas par exemple de GE Aviation outre-Atlantique, leader dans les réacteurs d’avions qui compte produire avec ce procédé ses injecteurs carburant d’ici 2020.

Le récent partenariat entre Dassault Systems et Safran est un autre exemple de l’ampleur à venir du phénomène de  fabrication additive. Dassault dispose déjà d’une plate-forme, 3DExperience, dédiée à la 3D, englobant les logiciels pour la conception et l’ingénierie, la fabrication et production, la simulation, le cycle de vie. Le groupe vient de s’associer avec le leader dans l’aérospatial pour développer une solution et contrôler de bout en bout la chaîne de la fabrication additive, entre autres pour la production de pièces de moteurs aérospatiaux. La NASA ambitionne quant à elle de fabriquer 80 à 100 % de ses moteurs de fusées selon ce procédé.

L’industrie automobile met aussi le turbo sur l’impression 3D

C’est le premier secteur au niveau mondial ayant recours à cette technologie. La fabrication additive devrait y connaître une croissance annuelle de 25 % au cours des 5 prochaines  années. Et la production en petite série y est à l’ordre du jour. Certains fabricants produisent jusqu’à 100 000 pièces par ans selon 3DNatives/SmarTech*.

Comment l’impression 3D réduit les temps de production et les coûts ?

En marge de l’aéronautique et du spatial, l’automobile, le BTP sont tous concernés, de même que toutes les industries, par la rupture qu’introduit la fabrication additive et le potentiel qu’elle recèle comme l’explique Benjamin Vayre, expert chez Poly-Shape dans Bulletins Electroniques* : « Ce type de procédé permet virtuellement de supprimer tout outillage spécifique, réduit la phase d'industrialisation, réduit la consommation de matière première et permet d'utiliser facilement des matériaux complexes à mettre en forme de manière traditionnelle, comme les alliages de Titane ou les super alliages base Nickel. De plus, la capacité de produire des géométries nouvelles très complexes permet de réduire la masse et le nombre des pièces produites ce qui explique notamment le très fort intérêt de l'aéronautique et du spatial. »

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Secteurs verticaux et fabrication additive, dossier emedia

* Les références