Initiée aux États-Unis en 2005, l’Open Data est devenu un enjeu démocratique et politique pour chaque pays.

Le pionnier américain ChicagoCrime.org
Créé en 2005 à l’initiative d’un journaliste, la plate-forme ChicagoCrime.org recensait les informations issues des données municipales sur les délits commis dans la ville. Rebaptisé depuis EverBlock, le portail d’information a été décliné à 16 autres villes et regroupe les informations sur un quartier, un événement partagées par les habitants et aussi des données issues des structures locales, aussi diverses que les autorisations de permis de construire, la position des parkings à vélo publics, les fermetures de rue pour travaux, etc.

D’une initiative privée aux politiques nationales en faveur de l’Open Data
L’engouement pour ces plateformes locales s’est ensuite élevé au rang de volonté nationale aux États-Unis dès 2009 avec l’ouverture de la plateforme gouvernementale data.gov. Elle recense actuellement près de 400 000 jeux de données, 1 300 applications d’extractions de données, 236 applications web et 85 applications mobiles grand public.

L’initiative américaine a été suivie de près outre-Atlantique avec l’ouverture de plateformes similaires en Grande-Bretagne (data.gov.uk, 8 200 jeux de données, 180 applications dont 12 pour la seule ville de Londres) ou en Australie (data.gov.au, 820 jeux de données, 16 applications).

Depuis 2009, l’Open Data est en fort développement partout dans le monde. La France a ouvert son Open Data en décembre 2011 (data.gouv.fr, plus de 350 000 jeux de données). Une carte de toutes les initiatives gouvernementales est à disposition.

L’Open Data à tous les échelons
En marge des Open Data gouvernementaux, l’Open Data se décline également au niveau régional et local avec la mise à disposition de données par une région comme le Pays Basque ou d’une municipalité comme Montréal, Londres, San Francisco, Paris, etc. Et même au niveau international, avec par exemple l’Open Data de la Banque Mondiale.

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