Inspiré du Lean Management, le Lean Startup préconise le lancement de produits ou de services rapidement pour être testés et implémentés graduellement. Théorisée à partir de 2011 par Eric Ries, cette approche est de plus en plus pratiquée et enseignée, sous forme de workshop.

Publié le 29 avril 2013, mis à jour le 24 juin 2015

Le Lean Management, conceptualisé par des chercheurs du MIT dans les années 80 a pour but d’optimiser les processus de production, de gestion ou d’administration en faisant la chasse au gaspillage (matières premières, fabrication, qualité, logistique, etc.) avec la participation active des collaborateurs de l’entreprise.

Cette vision de la performance destinée principalement à l’industrie a été déclinée depuis 2008 au lancement de produits ou de services dans le secteur high-tech. L’adoption et les cycles de vie des produits et des services y sont particulièrement rapides et nécessitent, une optimisation des temps de conception et de commercialisation. L’Américain Eric Ries est le Pape du Lean Startup. Son premier ouvrage sur le sujet*, paru en 2011 lui a valu une reconnaissance mondiale.

« Construire, mesurer, apprendre »

Ce sont les 3 grandes phases de la gestion de projet en Lean Startup et concrètement, elles engagent les entrepreneurs à :

  • Développer, lancer la base essentielle du projet
  • Mesurer les résultats scientifiquement pour prouver la valeur de l’innovation

Améliorer, adapter en continu pour répondre rapidement aux besoins des utilisateurs, aux fluctuations des tendances et des marchés.

Le Lean Startup est adopté par les petites et les très grandes entreprises

La philosophie d’Eric Ries : avant tout de ‘’démarrer petit et imparfait tout en pensant grand’’ (« Lean Startup isn’t about being cheap but is about being less wasteful and still doing things that are great »). Concrètement  elle se base sur le lancement rapide d’un produit ou d’un service, a minima, sans chercher à atteindre la perfection. Mais en appliquant un développement progressif et itératif pour éviter toute perte d’énergie et de temps et se concentrer sur la seule valeur ajoutée du projet : l’innovation en tant que réponse à un besoin utilisateur.

Parmi les cas d’écoles les plus connus, adeptes du lean start-up, sont toujours cités : Facebook et ses mises à jour hebdomadaires, Dropbox, service minimaliste au lancement, utilisés en 15 mois par 4 millions de personnes, ou Groupon comme le détaille Dynamique Mag*. Même des organisations qui n’ont pas forcément l’image des digital natives, les gouvernements, le secteur de la santé* ou General Electric (300 000 employés) mettent en pratique cette approche, a confié récemment l’auteur du best-seller.

Il a également précisé que l’intérêt d’un produit digital doit pouvoir se vérifier en phase de test « après une dizaine d’utilisateurs seulement, et c’est là tout l’intérêt du MVP (Minimum Viable Product), valider que les utilisateurs se comportent vraiment comme les hypothèses émises dans le business plan » (JDN)*.

*Les références