Pour améliorer l’efficacité énergétique le numérique a toute sa place aujourd’hui. Consommatrices d’énergie les technologies du numérique sont néanmoins l’un des meilleurs moyens de rationaliser et d’économiser l’énergie, notamment pour les usages liés aux transports, au chauffage et à l’électricité, trois domaines très énergivores.

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Le numérique fait partie des solutions du XXIe siècle pour réussir la transition énergétique nécessaire dans la lutte contre le réchauffement climatique. Bien plus qu’un outil c’est aussi une nouvelle manière de penser, de travailler, de collaborer, de partager. Il permet de calculer la consommation, de la réduire, de l’optimiser mais aussi de repenser notre développement technologique. Les technologies issues du numérique comme la désintermédiation, le peer-to-peer, les smart grids, la géolocalisation, sont des leviers pour diminuer l’empreinte carbone de demain.

S Roayl et E Macron Green TechLa « Green Tech », les start-up de la transition énergétique

Les start-up innovantes pour contribuer à la construction d'une société durable sont de plus en plus nombreuses. « C’est une communauté qui se trouve à la confluence du numérique et de la transition énergétique » souligne Ségolène Royal, Ministre de l’Écologie, du Développement durable et de l’Énergie. L’ambition du ministère est d’ailleurs aujourd’hui de placer la France parmi les leaders mondiaux dans les domaines de l’innovation technologique, des réseaux intelligents et du partage des données, dans l’optique du développement durable.

Avec le Ministre de l'Économie et des Finances, Emmanuel Macron, ils ont annoncé en février dernier la création d’un incubateur « Green Tech » au sein du ministère de l’Écologie, du Développement durable et de l’Énergie. En accompagnant 50 start-up sur des projets de transition écologique, les ministres souhaitent faciliter le développement de 14 nouveaux services et usages pour les citoyens. « Il faut mettre le numérique au service de cette grande transition de nos modèles productifs. » souligne Emmanuel Macron.

Un appel à projets dans huit secteurs doit permettre de développer de nouveaux services, de trouver de nouvelles applications du numérique dans les domaines de l’économie d’énergie, des énergies renouvelables, du bâtiment, du transport, de la gestion des risques, de l’économie circulaire, de la santé et l’environnement ou encore de la biodiversité.

Une cinquantaine de projets seront sélectionnés pour relever 14 défis dans les huit secteurs. Ils devraient bénéficier d’une enveloppe de 15 millions d’euros. Chaque start-up sera aidée par un « fond de pré-amorçage » de 150 000 à 500 000 euros selon les tailles des projets. Elles seront également aidées par le réseau scientifique et technique du ministère (Ademe, IGN, Météo-France…) et auront accès aux 10 millions de données dont le ministère de l’Écologie dispose pour mieux identifier les services du quotidien pouvant être améliorés par le numérique.

Thème 1 : Économies d’énergie

Défis 1. Compteur individuel de chauffage dans le logement collectif suite à l’adoption de l’individualisation des frais de chauffage dans la loi de transition énergétique pour la croissance verte, 4 millions de compteurs à installer.

Défis 2. Objets connectés et applications liés aux compteurs intelligents (électricité et gaz) permettant de réduire la facture énergétique des ménages.

Défis  3. Numérisation de l’éclairage public.

Thème 2 : Énergies renouvelables.

Défis 4. Applications favorisant l’autoconsommation et l’effacement chez les particuliers.

Thème 3 : Bâtiment

Défis 5. Carnet numérique de suivi et d’entretien des bâtiments et logements qui centralise les différentes données : diagnostics, plans et travaux de performance énergétique (loi de transition énergétique pour la croissance verte).

Thème 4 : Transports

Défis 6. Applications de recensement et de partage des services liés aux véhicules électriques.

Défis 7. Solutions de géolocalisation en temps réel facilitant l’accès des citoyens aux transports publics et privés, par territoire, prenant en compte l’état du trafic, la qualité de l’air…

Thème 5 : Risques

Défis 8. Systèmes participatifs d’alerte en cas de catastrophe naturelle.

Thème 6 : Économie circulaire

Défis 9. Répertoire numérique des compositions des produits en vue de faciliter leur réutilisation ou leur recyclage.

Défis 10. Calculateur individuel du volume de déchets pour l’optimisation de la collecte.

Thème 7 : Santé et environnement

Défis 11. Détecteur (reconnaissance et mesure) des pesticides dans les fruits et légumes.

Défis 12. Calculateur individuel de qualité de l’eau, de l’air et du niveau sonore dans l’habitat et les espaces collectifs.

Thème 8 : Biodiversité

Défis 13.  Annuaire numérique d’impact sur la biodiversité par territoire des aménagements publics et privés

Défis 14. Grande application de la biodiversité dans les territoires : inventaire, gestes éco-responsables…


Appel à projets « Green Tech » pour développer... par FranceEcologieEnergie

Sources : Stratégie.gouvDéveloppement durable.gouvItspresso.frLe Monde, Dossier Green Tech

6000 élèves au travail

Le ministère de l’écologie organise en parallèle un concours Green Tech réservé à 12 écoles supérieures du développement durable et aux agents du ministère et des établissements publics sous tutelle. « Les services numériques concernés sont ceux qui facilitent le plus la vie des citoyens, des porteurs de projets privés et des agents publics, tout en étant susceptibles d’être développés très rapidement », précise le ministère. Les gagnants pourront rejoindre l’incubateur et disposeront d’un appui de 9 mois auprès des développeurs et experts du réseau scientifique et technique du Ministère. Le dépôt des candidatures est ouvert jusqu’au lundi 4 avril.