Asseyez-vous et rechargez vos batteries…multimédia !  Les éléments urbains les plus familiers entament eux aussi leur transformation digitale et pas uniquement pour récolter et envoyer des données. Les bancs publics et lampadaires vont devenir utiles au delà de leur fonction première, et contribuer eux aussi à la smart city.

Banc-lampadaire-recharge-Credit-Gilles-Garofolin_une

Connecté et écolo, un prototype de banc de la société lyonnaise Serfim est testé depuis un an en Savoie, dans la ville de Chambéry. En s’asseyant, on peut recharger ses appareils high tech en pleine ville sur une prise USB grâce à l’énergie solaire. Des panneaux sont montés sur un mât au-dessus du banc, une batterie avec une autonomie de 5 jours et un convertisseur sont intégrés sous l’assise. Un point lumineux en haut de mât permet également de repérer le mobilier et de servir de lumière d’appoint qui s’active lors de la présence d’un usager. Pour les villes qui souhaitent s’équiper de ce type de mobilier favorisant la connectivité et le développement durable, il en coûte 2000 euros par unité et l’installation est effectuée sans travaux de génie civil.

BlocParcCe prototype a déjà de la concurrence, avec par exemple le banc BlocParc de la société Récréation Urbaine, originaire du Var. L’entreprise propose un banc connecté qui peut diffuser des informations grâce à une puce coulée dans le béton et garantie 200 ans.

En posant un smartphone ou une tablette NFC au-dessus des puces NFC intégrées dans le béton, l’usager accède à du contenu historique ou pratique tels que les transports en communs à proximité et les temps d’attente, des informations sur le quartier, la météo... ou tout ce que la ville souhaite communiquer aux passants. Le BlocParc (environ 5 000 €) a été lauréat du concours Mobilier urbain intelligent de la ville de Paris en 2014. Il a été aussi listé en 2015 au rang des 100 innovations les plus prometteuses du forum Netexplo, observatoire des usages du digital.  La société prépare également une table d’orientation intelligente, où il suffira de poser son téléphone pour récupérer des informations sur le paysage alentour.

lampadaires ecullyLes lampadaires aussi deviennent intelligents comme à Ecully où la nouvelle génération d’éclairage urbain est équipée de capteurs connectés. Chaque luminaire intègre un module GPRS et peut envoyer et recevoir des données. Cela permet une nouvelle gestion plus fine en temps réel de l’éclairage en ville. Depuis plusieurs années déjà les communes essayent d’utiliser intelligemment leurs lampadaires et de les transformer en plateforme multimédia.

igirouetteTrès pratique aussi le concept iGirouette, une nouvelle interface publique autonome connectée aux réseaux sociaux qui renseigne en temps réel les passants. Les panneaux sont mobiles autour de leur axe et peuvent donc changer leurs indications et se repositionner en 15 secondes. Un système qui permet d’afficher des informations pratiques, touristiques ou commerciales. Ils peuvent afficher différentes langues et échanger avec les smartphones ou tablettes à travers une application dédiée sous Android, iOS et Windows Phone.
lampostD’autres projets plus ludiques comme celui du collectif Pan Studio avec son concept Hello Lamp Post, essayent d’utiliser tous les types de mobiliers urbains afin de les rendre interactifs. Ce projet, qui tient plutôt de l’art contemporain, propose aux passants de discuter avec le mobilier urbain à travers une application sur smartphone en utilisant un code visible sur le support. Une expérience tentée pour l’instant à Bristol, Austin et récemment à Bordeaux pendant la semaine digitale en avril dernier. Les habitants ont ainsi discuté avec les lampadaires, les boites aux lettres, les arrêts de bus, les parcmètres ou encore les panneaux de signalisation…

Sources : FranceTV InfoRécréation UrbaineNumeramaLe Progrès