La maturité des entreprises en responsabilité sociétale (RSE) est un critère de choix pour les jeunes en recherche d’emploi. La RSE devient aussi stratégique côté business pour les organisations : pour leur impact auprès des consommateurs et des partenaires business.

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Les attentes de la Génération Y vis-à-vis de leur employeur obligent les responsables des ressources humaines a repensé leurs arguments pour capter cette tranche d’âge de la population active. Et elle est peu encline à rester fidèle à son employeur, selon Deloitte. Le salaire reste évidemment un paramètre majeur pour ces jeunes actifs. La flexibilité des modes de travail, des horaires, la mise à disposition d’outils numériques sont aussi inscrits dans leurs priorités.  À cela s’ajoute l’engagement éthique et social qui deviennent aussi des critères avant de rechercher ou d’accepter un emploi.

La génération Y en recherche de valeurs collectives et individuelles

Les personnes nées entre 1980 et 1997 constituent depuis 2015 aux États-Unis le groupe le plus important de la population active selon les statistiques de l’U.S. Bureau of Labor. En Europe, il faudra attendre 2020, mais c’est presque demain, pour que cette tranche d’âge représente le plus fort taux d’actifs selon Eurostat.

Les 20 à 35 ans sont beaucoup plus sensibles aux valeurs véhiculées par leur entreprise que leurs prédécesseurs. L’impact de la mission de l’organisation sur la création d’emploi, de richesses et son engagement pour améliorer la société, protéger l’environnement, respecter les clients font parties des priorités, selon des indicateurs Deloitte issus du sondage international annuel de 2015 et confirmés en 2016*.

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Des considérations individuelles interviennent aussi en marge de cette conscience sociale. Deloitte a relevé chez ces jeunes actifs le besoin de reconnaissance, la prise en compte du bien-être au travail, d’un équilibre entre vie professionnelle et privée et de l’épanouissement des collaborateurs. Ils exigent également de la part de leurs leaders d’être à la fois stratégiques, visionnaires, passionnés et plus aptes au relationnel.

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La responsabilité sociétale : un enjeu pour les entreprises

Attirer cette jeune force active, la fidéliser est donc l’un des challenges actuels des ressources humaines. Les actions des organisations en matière de responsabilité sociétale, sur une base volontaire, obligatoire en France pour les entreprises de plus de 500 salariés et/ou dans le cadre de différentes normes (type ISO 26000, 14001 ou SA 8000) font partie des axes stratégiques, tant en termes de recrutement que de business. Ces engagements sont devenus une véritable vitrine pour l’entreprise, vecteur de son image de marque.

Les meilleures entreprises en matière de responsabilité sociétale ont leur palmarès. La réputation ou les actions pour une activité plus responsable donnent d’ailleurs lieu à la création de plateformes spécialisées pour mesurer la performance sociétale, comme par exemple EcoVadis destinée aux acheteurs et fournisseurs.

De nombreux classements (quelques-uns ci-dessous) apportent aussi de la visibilité et peuvent influencer consommateurs, futurs employés, partenaires et investisseurs de l’organisation.

  • Google et Microsoft, réputés pour leurs investissements dans le Green IT sont aux 2 premières places du célèbre palmarès annuel international CSR Rep Track organisé par le Reputation Institut. Google et Microsoft devancent des firmes comme Walt Disney, BMW ou Lego. Dans les 25 premières positions, on trouve 10 entreprises impliquées dans les technologies digitales : Apple (7e), Intel (10e), Canon (11e), Sony (13e), Nintendo (17e), Samsung Electronics (20e), Cisco (24e) et Philips Electronics (25e).
  • Apple est le plus ‘’vert’’ dans le secteur numérique, selon Greenpeace et son évaluation ‘’Clicking Clean’’. En 2015, Apple a fait un sans-faute et a remporté tous les suffrages pour l’utilisation d’énergies renouvelables (ci-dessous).

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  • Les patrons sont aussi maintenant évalués selon leurs innovations sociales et environnementales, et non plus uniquement selon les performances financières générées. La Harvard Business Review* a récemment intégré les critères RSE pour désigner les meilleurs PDG du monde. En 2015, c’est le Danois, Lars Rebien Sørensen, à la tête de l’entreprise Novo Nordisk, spécialiste dans le traitement du diabète qui en a été l’heureux élu, devant John Chambers de Cisco.
  • Les entreprises du CAC40 ont également été notées en 2014 par l’Institut RSE/Enjeux Les Echos* pour mesurer leur degré de maturité RSE sur des critères de transparence, de gouvernance, de business model, de supply chain, de communication produits et satisfaction client, d’éthique et de droits humains, d’environnement et de social. Les groupes Airbus, Carrefour, Kering, Lafarge, Pernod-Ricard et Schneider se partagent la 1re place au classement général.
  • En France, pour les groupes et les PME, les distinctions en matière de RSE se multiplient aussi. Carrefour s’est récemment vu décerné plusieurs trophées par LSA Conso* pour l’intégration de personnes en situation de handicap, pour des stations-services autonomes en énergie ou l’achat responsable de fraises gariguette. L’entreprise agro-alimentaire Labeyrie a eu les honneurs des médias pour les attentions vis-à-vis de ses employés (salle de sport, coach sportif, prof de yoga, innovation interne), doublés du mérite d’être comparé à l’esprit Google.

La RSE au sein du groupe Econocom : mettre le digital au service des organisations en apportant des réponses innovantes, réalistes et durables à de grands défis sociétaux

Econocom est engagé sur 2 axes principaux :

1/ Faire de ses collaborateurs les premiers acteurs du changement et de la responsabilité sociétale du groupe. Ce volet inclut des actions en faveur de l’épanouissement et de l’équilibre entre vie privée et professionnelle des collaborateurs, des programmes de formations et de développement professionnel, un environnement de travail basé sur la diversité et l’intégration, la gouvernance de la RSE au niveau du Comité Exécutif et une organisation collaborative et transversale.

2/Être pionnier de la Responsabilité Numérique des Entreprises. Elle est concrétisée par une politique en matière d’achats responsables, de maîtrise des impacts environnementaux et sociétaux des équipements numériques, de durabilité des entreprises grâce à des solutions digitales innovantes, la promotion de l’entrepreunariat, l’éducation et la lutte contre la fracture numérique.

Depuis 2007, Econocom s’est aussi engagé en faveur de l’éducation des plus défavorisés en Asie du Sud-Est sous forme de partenariat avec l’association Passerelles Numériques. Il est concrétisé par le parrainage d’élèves, du bénévolat et mécénat de compétences, le don de matériels et l’implication dans le comité stratégique de l’association.

- Plus de détails sur les engagements RSE d’Econocom

- Consulter la charte éthique du groupe

 

Sources : Deloitte Millennial Survey 2015, Deloitte Millennial Survey 2016, EcoVadis, e-rse.net, Greenpeace, Institut RSE, LSA Conso, RSE Magasine, HBR