Après les MOOCs accessibles sur PC ou tablette, la tendance est aux apprentissages via smartphones. De là à passer aux formations supérieures dispensées sur téléphone mobile, il n’y avait qu’un pas. Et il vient d’être franchi. Manifestation d’une tendance de plus en plus marquée : celle des modules de formation continue et initiale adaptés aux formats multi écrans. Et plus les terminaux tiennent dans la poche, mieux c’est !

mobile-learning_une

Un ‘’mobile-based’’ MBA : une évidence ? En tout cas, ça l’est pour la London School of Marketing. parce que les smartphones sont dans quasi toutes les mains et que cette école privée développe son aura à l’international. C’est donc naturellement qu’elle a décliné plusieurs de ses parcours de formation, 1er cycle, Master et MBA business pour les smartphones. Ils ciblent tout particulièrement des étudiants étrangers, déjà en activité et qui souhaitent élargir leurs compétences à leur rythme, sans faire le sacrifice d’une année sur le sol britannique. Pas de déménagement et les frais d’inscription sont trois fois moins élevés. L’initiative a déjà intéressé plus d’une soixante de partenaires internationaux de cette école privée et séduit plusieurs centaines d’étudiants.

Pa rapport à un MOOC, rien de très nouveau, sauf le format adapté aux petits écrans, et ce n’est pas rien. À partir d’une plate-forme en ligne, les étudiants accèdent aux ressources pédagogiques, à des cours en live interactifs ou enregistrés, à des forums et à l’accompagnement de tuteurs. Dans 24 villes (Zurich, Johannesburg, Hong Kong, New Delhi, Dubai, Accra, etc.), l’école a également mis en place des espaces collaboratifs ou LAP (Local Access Points). Les étudiants peuvent s’y rencontrer, partager leurs travaux et expériences, bénéficier de l’apport de partenaires locaux et d’une infrastructure adéquate : connexion haut-débit, bibliothèque. Le tout est coordonné et validé par les équipes pédagogiques de la LMS.

Teach On Mars, success story EdTech French Tech

C’est sur la planète des solutions de formation professionnelles conçues pour mobiles que s’est spécialisée la start-up Teach On Mars.  Elle a été lancée en 2012 par 3 cofondateurs issus de l’univers de l’éducation numérique. Un an et demi plus tard, elle développe en collaboration avec le magazine Psychologies son application Zéro Stress, pour apprendre à gérer, devinez quoi… son stress. L’appli fait un carton au box office des ventes d’applis.

Depuis, précise l’entreprise : «30 000 personnes dans le monde professionnel, éducatif et grand public ont développé leurs compétences à l'aide des produits de Teach on Mars».  Elle affiche des clients comme Philips, Lagardère ou la marque Clarins. Ajoutons à ces références, un nouveau succès : son récent partenariat avec l’organisme de formation continue Demos (39,5 millions de CA en 2014) qui implémente maintenant à son LMS une brique native pour mobile issue de la technologie Teach on Mars.

L’e-learning multi écran est en plein boom

Les innovations et rapprochements entre acteurs en matière d’enseignement par le numérique sont nombreux. Ils touchent particulièrement la formation professionnelle mais aussi les enseignements du primaire à l’université.

En France par exemple, digiSchool, société lyonnaise spécialisée dans l’éducation numérique vient de réaliser une importante levée de fonds pour son développement à l’échelle européenne. digiSchool propose avec des applications pour PC, tablettes et smartphones quelque 300 000 contenus pédagogiques gratuits  ou des modules de formation en mode premium, du collège à l’université pour préparer à des concours, réviser des examens, et même le code de la route. La plate-forme affiche plus de 6 millions d’inscrits, 8 millions d’utilisateurs, en augmentation de 40 % en un an et un chiffre d’affaires de 5 millions d’euros en 2015.

Autres exemples du dynamisme du secteur : Guttenberg Technology, spécialisé dans les contenus éducatifs numériques  en France et dans les pays anglo-saxons vient d’optimiser sa solution de Learning Management System (LMS) pour la déclinaison de contenus mobile-first. Elle s’adresse aux éditeurs scolaires, aux acteurs de la formation professionnelle ou médicale. Editis, filiale de Nathan a aussi récemment annoncé l’acquisition de Daesign, spécialisée dans le serious game avec des technologies de simulation comportementale. Cette intégration participe à la stratégie de transformation numérique souhaitée par Editis et à sa volonté de diversification avec la formation professionnelle numérique.