L’univers du paiement électronique évolue très rapidement depuis quelques mois. Il existe maintenant les bagues NFC Visa, les bracelets PayPal, les apps pour montres connectées ou les porte-feuilles électroniques comme Apple Pay, Android Pay ou Samsung Pay. Commerçants et consommateurs sont demandeurs. Le point sur cette tendance.

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D’un côté, les organismes financiers ne sont pas avares d’innovations dans le secteur pour entrer de plain-pied dans l’ère digitale. De l’autre, certaines enseignes, en particulier celles qui drainent une importante clientèle étrangère, entre autres chinoise, attendaient des solutions adaptées aux usages des consommateurs connectés et mobiles. Au final, la saison estivale 2016 a été marquée par plusieurs annonces marquantes pour les transactions dématérialisées.

Visa a testé avec des athlètes une bague NFC de paiement sans contact pendant les JO de Rio. L’organisme financier s’apprête à proposer ces wearables au grand public. Rien de plus simple que d’effectuer une transaction en surface de vente avec ce bijou d’un nouveau type. Sans batterie, il se recharge à l’usage via la borne de paiement et serait étanche jusqu’à une profondeur de 50 mètres, selon les premières spécifications données. Les sportifs, même amateurs apprécieront. Pour l’utiliser, il suffit d’approcher son doigt avec l’anneau près du terminal de paiement compatible NFC. Plus besoin de sortir de porte-cartes ni de téléphone mobile, la transaction s’effectue sans échange de données sensibles, avec un identifiant unique pour améliorer la sécurité.

Le partenariat d’Ingenico Group avec le géant chinois aux commandes d’Alibaba et sa solution Alipay est l’une des très récentes actualités dans le secteur du paiement sans contact. L’application Alipay, déjà utilisée par 450 millions d’utilisateurs et 600 000 commerçants va être introduite en Europe pour faciliter les achats des touristes asiatiques et aussi, permettre aux e-shoppers européens de faire des achats en ligne sur les plateformes chinoises d’e-commerce.

Autre solution apparue cet été, celle de PayPal avec son bracelet Cashless. Il s’est invité sur des festivals français dont Rock en Seine. Grâce à la puce intégrée, l’utilisateur crédite son bracelet d’un montant pour consommer sur place. Les débits, le solde sont notifiés sur l’app mobile de la manifestation. La recharge automatique de crédit est possible. Et la somme non dépensée est directement reversée sur le compte PayPal après l’événement.

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paiement-sans-contact-apple-payApple Pay très attendu en France

Après l’annonce du déploiement à grande échelle en Europe de la solution Apple Pay, les banques dans l’Hexagone subissent l’impatience de leurs clients (21 % des utilisateurs de mobiles en France sont équipés avec iOS). Elles laissent envisager une compatibilité d’ici la fin de l’année 2016.

La Banque Postale, le Crédit Agricole, la Société Générale et aussi l’opérateur Orange pourraient rejoindre d’ici décembre la qui ont très tôt annoncé leur partenariat avec Apple.  Quelques grandes enseignes comme Total, Fnac, Sephora ou Ticket Restaurant, etc. proposent déjà des terminaux compatibles, reconnaissables au logo apposé (ci-dessus) et les achats en ligne grâce à cette solution.

Apple a ainsi pris une longueur d’avance sur ses 2 grands concurrents, Android Pay disponible actuellement en Grande Bretagne et Samsung Pay, introduit en Espagne depuis juin.

Le paiement mobile : un bouleversement d’ici 5 ans

À l’instar du téléphone mobile, l’adoption du paiement mobile devrait être rapide selon les projections. Le montant des transactions par cartes bancaires NFC, smartphones ou wearables devrait augmenter de près de 40% d’ici l’année prochaine et s’élever à quelque 500 milliards de dollars. Pour illustrer cette montée en puissance, chez Starbuck, 21% des transactions s’effectuent déjà par paiement sans contact via l’application de l’enseigne.

 

«Le consommateur ne fera plus la différence entre le paiement à distance et au point de vente» Susanne Steidl, Wirecard /Les Echos


À moyen terme, le déploiement des mPOS pour mobile Point Of Sale devrait aussi renforcer cette grande transformation. Compacts et surtout mobiles, ils présentent l’avantage d’être plus fluides pour le client, plus rapides pour la finalisation de la transaction, moins coûteux pour les petits commerçants et facteur d’amélioration de la mobilité en point de vente. Ils pourraient remplacer d’ici 3 à 5 ans les terminaux fixes selon les conclusions du rapport Edgar, Dunn & Company présentées à Money2020, rendez-vous mondial des spécialistes de paiement et de la FinTech. Ingenico a déjà développé sa solution depuis 2015.

 

Sources : Clubic Pro, LSA, PayPal, iPhon.fr, Bankinexchange, Les Echos, Ingenico