Si les outils numériques sont indispensables au quotidien, qu’ils soient professionnels ou personnels, ils n’en sont pas moins polluants. Très virtuel pour beaucoup, le digital creuse lui aussi le bilan carbone de la planète avec déjà 2% des émissions de gaz à effet de serre à son crédit, un taux qui devrait doubler d’ici 3 ans. Alors comment limiter l’empreinte carbone du numérique ?

greenpeace

 

L’empreinte environnementale annuelle d’un utilisateur du système d’information d’une entreprise consomme l’équivalent de 19 ampoules basse consommation allumées 24h/24 x 220 jours, de 3 100 kms en voiture et 428 douches.

ampoulesvoiture

C’est le résultat de l’étude « Benchmark Green IT 2016 » réalisée en 2015 sur 9 organisations basées en France et totalisant 515 000 utilisateurs, 2,6 millions d’équipements informatiques et télécoms et 56 400 m2 de salle informatique. Soit par an et par utilisateur 1 520 kWh d’énergie, 514 kg CO2e et 23 555 litres d’eau.

consommation-globale

L’étude indique aussi que des dispositions ont déjà été prises comme l’extinction des postes de travail le soir et le week-end ; l’efficience énergétique des centres de données ou la consolidation des parcs d’imprimantes individuelles vers des imprimantes multifonctions partagées en réseau.

reduire-limpact

Cependant, l’étude souligne les points qui restent à améliorer, notamment au niveau des achats en utilisant les bons écolabels et en envisageant la fin de première vie, car le réemploi n’est toujours pas un réflexe naturel. L’utilisation d’électricité fabriquée à partir d’une énergie primaire renouvelable est aussi un levier souligné par l’étude.

total-energy-use-greenpeace

Parmi les paramètres à observer, le stockage est aussi un levier important sur lequel il faut agir. Son volume augmente en moyenne de 20% par an, impliquant plus d’espace disque, plus de puissance et donc d’énergie pour les datacenters.

your-online-world

Le baromètre Click Clean de Greenpeace passe à la loupe la consommation des datacenters des entreprises. L’ONG félicite certaines pour leurs efforts comme Apple en 2015, ou dénonce d’autre comme WebAmazon Services qui ne voulaient pas communiquer ses informations sur son empreinte carbone il y a 2 ans.

La surveillance des ONG telles que Greenpeace mais aussi des consommateurs, fait aujourd’hui partie des conditions nécessaires pour réduire l’empreinte carbone du numérique.

 

Sources: NovethicArteCigrefClub Green ITE-RSEGreenpeace