Après quelques années d’expérimentations en matière d’outils numériques, le monde de l’enseignement est en mesure de mieux définir ses attentes pour des orientations numériques sur le long terme. Face à ce début de maturité, de nombreux acteurs du digital adaptent pour le secteur spécifique de l’éducation leurs technologies déjà éprouvées dans d’autres industries. 

Education_CloudPour mieux partager et innover avec les classes inversées : les services en mode Cloud

La dernière édition du British Education and Training Technology Show (BETT) , un des grands rendez-vous pour les professionnels de l’éducation a été entre autres marqué par la présence renforcée de deux géants, Microsoft et Google qui ont présenté leurs suites d’applications et leurs services de stockage Cloud (Office 365 for education, OneDrive, Google Docs, Google Drive) et démontrer avec de nombreux témoignages l’intérêt de ses services hébergés à distance pour faciliter les flux d’informations et la collaboration entre enseignants, élèves, parents et administrateurs d’établissements scolaires.

Apple, Microsoft, Google investissent pour l’éducation

De nombreux débats, en France entre autres, aboutissent au même constat : l’entrée de l’éducation dans l’ère numérique ne peut être possible sans la création d’un véritable écosystème regroupant acteurs de l’enseignement, éditeurs de contenus, entreprises de services du numérique et opérateurs Internet. Les États-Unis viennent de montrer l’exemple. L’administration Obama a lancé ConnectED, un plan à grande échelle, sur la base de fonds publics et privés, pour développer les usages du numérique à l’école avec le développement du haut débit, la formation des enseignants, l’acquisition d’équipements. Face à cet appel, les principaux acteurs de la high tech (Apple, Microsoft, opérateurs télécoms) se sont engagés  à investir quelque 750 millions de dollars pour accélérer le développement du digital dans l’éducation. (Voir l’article ‘’USA : Microsoft et Apple vont contribuer à financer l’éducation à l’ère numérique’’, sur ITEspresso).

Microsoft s’implique également en Grande-Bretagne dans la formation de 160 000 instituteurs aux bases du codage informatique (Voir l’article Microsoft training 160,000 primary school teachers in ‘Computing’ ahead of curriculum change sur ITProPortal)

De son côté, Google, déjà doté d’un business Unit éducation a récemment injecté 40 millions de dollars dans Renaissance Learning, une société spécialisée dans les solutions éducatives en mode cloud (Voir article Google veut se rapprocher du monde de l’enseignement sur Ludovia).

Education-big-dataQuelle utilisation de l’analytique pour  l’enseignement ?

Déjà pressentie comme une des technologies importantes pour l’avenir de l’éducation, les données analytiques extraites des Big Data peuvent être utilisées pour évaluer les étudiants. Plus largement, le traitement de Big data, entouré des précautions nécessaires sur la sécurisation des données et leur aspect privé peut permettre de mieux cerner leurs besoins et de diminuer le taux d’échecs en aidant les enseignants à adapter leurs contenus et méthodes. Cette science peut également être mise au service des responsables d’établissements pour rendre l’ensemble de leurs process plus efficients (Voir l’article Le Big Data au service de l’éducation ? sur Regards sur le Numérique)

Le crowdfounding ou le financement participatif peut-il servir l’éducation ?

La réponse est Oui ! Le crowdfounding peut sensibiliser élèves et enseignants aux dernières tendances numériques, financer des équipements, des projets éducatifs et de recherche ou des initiatives d’étudiants (Voir l’article 5 bonnes raisons de faire appel au crowdfounding au service de l’éducation sur digiSchool ou en anglais 16 innovative ways to use crowdfounding for education sur inforED).