L’innovation ouverte nécessite un encadrement. Accélérateurs, incubateurs, fonds de financement se multiplient pour aider au rapprochement de deux univers encore très différents : celui des start-up et celui des grandes entreprises. La France bénéficie d’un contexte dynamique. L’emedia en propose une illustration avec quelques espaces de matching entre jeunes pousses, organisations traditionnelles et/ou investisseurs.

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‘’De plus en plus de jeunes diplômés et même d'étudiants se lancent dans la création de start-up’’ note Le Monde et « c’est une vraie révolution culturelle… parce que cela apparaissait à peu près inconcevable il y a quelques années » renchérit Philippe Silberzahn, professeur à EM Lyon, chercheur à Polytechnique, entrepreneur et auteur de l’ouvrage Relevez le défi de l’innovation de rupture.

Le web regorge de portraits robots du parfait créateur de start-up, de conseils pour démarrer. Et aussi d’invitations à participer à des pitchs, hackathons, meet-up, speed-dating qui promettent d’apporter aux meilleurs projets, visibilité et soutien.

Ces nouvelles opportunités montent en puissance avec le fort engouement pour l’entrepreneuriat et encouragent en même temps sa montée en puissance. Elles imposent aux jeunes entrepreneurs de batailler sur de nombreux fronts.  En plus d’être des hommes ou femmes-orchestres créatifs, perspicaces, ambitieux, réalistes, visionnaires, fédérateurs, convaincus et convaincants…, ils doivent aussi avoir le don d’ubiquité pour faire bourgeonner en interne leurs projets et sortir de leur cocon afin de les promouvoir auprès de ces différentes rampes de lancement et de développement. 

L’open innovation : une difficulté pour certaines grandes entreprises

Le web regorge aussi de critiques sur l’inertie des grandes entreprises traditionnelles. En recherche d’innovation, de nouveaux business modèles et d’agilité, elles s’investissent dans l’éclosion de start-up tout en se confrontant, elles aussi à une révolution culturelle, d’un autre type, celle qui agite leur propre organisation. Gérer l’accueil d’une start-up et l’open innovation pour une grande structure n’est pas une évidence. “Il y a énormément d’expériences qui échouent. Beaucoup de grands groupes ne réussissent pas à vraiment transformer l’essai de l'open innovation, c’est-à-dire à produire un impact business de cet effort”,  soulignait Olivier Delabroy d’Air Liquide en 2015.

Les start-up en mal d’experts ?

Les relations entre start-up et grandes entreprises se structurent de plus en plus autour d’entités intermédiaires pour coordonner les besoins, faiblesses et forces de ces deux types d’organisations. Dans l’Hexagone, le dynamisme de l’environnement start-up est avéré mais il a son revers de médaille comme l’a souligné Oliviez Ezratti à l’Express.

 

«D'une certaine façon, on peut dire qu'il y a presque trop de structures d'accompagnement [...]  Ça peut sembler un peu raide, mais c'est vrai qu'il y a énormément de structures et il faut des experts de qualité capables de fournir un accompagnement solide aux jeunes entrepreneurs. Ces experts ne sont pas si nombreux que ça à avoir le recul et l'expérience nécessaires.» Olivier Ezratti

 

Start-up & grandes organisations : quelques espaces de rencontre en France