Econocom a fait figure de pionnier début  2010 en créant une fonction de Directeur des achats du groupe. L’objectif : coordonner les besoins de ses filiales  avec un impact positif sur les tarifs proposés à leurs clients finaux. 

Ghislaine Achalid précise les tenants et aboutissants de ses nouvelles responsabilités.

 Après 2 années au sein d’Econocom en tant que responsable des achats de l’activité Télécoms en France, Ghislaine Achalid, 32 ans, a été accueillie à son nouveau poste il y a un an,  avec pour objectif « de travailler à la définition et à la satisfaction des besoins des filiales, tout en réalisant des économies d’échelle substantielles » comme l’a précisé Jean-Philippe Roesch, Directeur Général d’Econocom. 

Quelles sont vos différentes missions et  vos principaux interlocuteurs ?
Ghislaine Achalid : Mes missions et donc mes interlocuteurs se situent à différents niveaux. Il faut rechercher le meilleur compromis entre la satisfaction des clients internes, l'adaptation permanente aux évolutions du marché et des besoins et les synergies et les économies à  générer à l’échelle du groupe, sans oublier de soigner la relation avec nos fournisseurs. Je travaille donc d'une part bien entendu avec la Direction Générale du Groupe qui donne le cap.
Vis-à-vis des  filiales, les clients internes, ma fonction doit leur apporter des outils, des services parfaitement adaptés à leurs attentes, aux enjeux du marché et leur faire profiter des dernières innovations. Les économies générées leur sont reversées et non conservées par le siège.
 À ce niveau, j’interviens avec  les responsables opérationnels du groupe.
Recenser les besoins, élaborer les cahiers des charges, négocier les achats, gérer la relation fournisseurs, assurer une veille et faire connaître Econocom auprès de ce marché est un autre volet de la fonction. Mes contacts privilégiés sont les fournisseurs actuels et potentiels, les experts métiers et mes confrères Directeur des Achats pour le partage d’informations.

Quels sont les enjeux de vos responsabilités ?
G.A. : Tout d’abord, contribuer à la croissance du résultat du groupe Econocom.
Mal gérés, les achats hors production non cœur de métier peuvent aussi avoir des conséquences sur l'image de l'entreprise et le bien-être des collaborateurs, c’est donc un point auquel il faut accorder de l’attention.
Pour les achats de production managés par EPS auquel j’apporte un support, les enjeux sont de toujours conserver la compétitivité et la capacité d’innovation d’Econocom pour proposer aux clients les meilleures offres.

Quels sont les avantages pour les filiales du groupe et leurs clients ?
G.A. : En termes de services, nos filiales bénéficient d'un représentant auprès des fournisseurs et des dernières solutions sur le marché. Elles gagnent en qualité de service et en réactivité.
En termes financiers, elles bénéficient des remises liées à la force de frappe de l'ensemble du groupe augmentant notre poids sur le marché fournisseurs. Et c’est  d'autant plus important que le rachat d'ECS a conduit à un quasi doublement de nos achats sur toutes les familles de produits.
L’impact est évident pour les clients finaux. L'optimisation des achats, la garantie de contenir les coûts internes du groupe  leur permettent de bénéficier des tarifs les plus optimisés possibles.

L’approche d’Econocom remarquée par les médias 
Limiter les dépenses internes, considérer les filiales comme des clients  et créer un nouveau modèle économique a été récemment mentionné par le magazine Distributique.

>> Achat, la distribution IT peut-elle encore négocier ? Lire l’article complet