Avec le projet Commodity12, l’Union Européenne s’est engagée à développer un programme de télémédecine pour mieux maîtriser le diabète.

Télémédecine et diabète : des références depuis 2005

Le diabète, avec le suivi de patient équipé d’un stimulateur cardiaque, souffrant d’apnée du sommeil ou la prévention des AVC fait partie des applications de télémédecine les plus répandues.

Des portails web comme MyCareTeam créé aux États-Unis dès 2005,  DiaSend en Suède ou des applications mobiles comme Diabeo développée par les laboratoires Sanofi ou Glooko (système américain récemment validé par la Food and Drug Administration, illustration ci-contre ) facilitent l’autonomisation des patients, le suivi et la coordination des différents professionnels de santé. Ces initiatives font référence dans l’historique du diabète et des nouvelles technologies appliquées à la santé.

Télémédecine : un enjeu pour le diabète

Dans la région Europe, pour la seule année 2011, l’IDF (International Diabetes Federation) estimait les dépenses de santé pour le traitement du diabète à quelque 130 milliards de dollars et le nombre de décès d’adultes dû à cette maladie chronique à 600 000. Les États-Unis comptent 8 % de la population diabétique, 2,9 millions de Français étaient atteints de cette maladie chronique en 2011. Et ces chiffres sont en régulière augmentation.

C’est à partir de cette véritable préoccupation de santé publique que l’Union européenne a lancé fin 2011 et jusqu’en 2014, un programme européen regroupant 9 partenaires en santé et technologies (laboratoires de recherches, universités, industriels). Il a été doté par l’UE d’un budget de 3,7 millions d’euros.

Commodity12 : vers un système d’information complet pour la télémédecine

L’objectif de Commodity12 : innover en matière de télémédecine et de suivi des personnes atteintes de diabète en utilisant les technologies de pointe (recueil électronique de données physiologiques, centralisation informatique des données patients et des connaissances médicales, restitutions infographiques pour les diagnostiques, intelligence artificielle).

Basé sur 2 groupes test de 40 patients suisses et polonais, le programme européen vise à terme de recueillir des indicateurs destinés à modéliser des profils, des traitements types, des procédures pour aider les patients à s’autogérer, prévenir les dégradations d’état de santé et limiter le nombre d’hospitalisations lié directement ou indirectement à la maladie.

Ce programme de recherche ambitionne également d’utiliser ses résultats pour étudier ultérieurement un modèle plus général de télémédecine en Europe.

Commodity12 a également pour vocation de promouvoir l’innovation technologique européenne en matière d’e-santé.