Recycler la chaleur ou limiter le seuil de refroidissement des datacenters, toutes les pistes sont étudiées pour limiter les dépenses énergétiques.

Refroidir avec les éléments naturels
Avec des températures qui avoisinent aisément les 40°, les zones dites chaudes des datacenters, généralement climatisées entre 19 et 21° nécessitent des systèmes de refroidissement ultra performants mais générateurs d’importantes dépenses énergétiques.

Pour en limiter les coûts et l’impact environnemental, les techniques permettant les échanges entre l’air extérieur et intérieur ou celles basées sur l’utilisation d’eau de mer ou de rivière font désormais partie des processus de plus en plus couramment mis en œuvre pour les datacenters de nouvelle génération.

Pour le chauffage de bâtiments annexes
Expérimentée sur de récentes installations, l’eau chaude ou l’air chaud récupérés dans ces échanges peuvent être utilisés pour alimenter le système de chauffage de bâtiments extérieurs au datacenter.

Encore limitée à la récupération de chaleur émise par de grosses infrastructures et au chauffage de constructions qui en sont peu éloignées, cette tendance green est actuellement explorée sur les récentes installations.

Econocom utilise déjà cette récupération de chaleur dans le cadre de son partenariat avec la société Celeste et son datacenter Marilyn pour héberger les serveurs de ses clients. Ce datacenter a été ouvert par Celecte dans le sud-est parisien en novembre 2011. Son architecture unique permet d’utiliser l’air ambiant (ou Free cooling vertical) pour refroidir les serveurs.

Chauffage de surfaces de bureaux, de salle de sport, de douche ou  de système d’arrosage grâce à la condensation sont les résultats concrets de cette recherche permanente de réduction de dépenses énergétiques.

Le système de Free cooling vertical du datacenter Marilyn de la société Celeste

Augmenter la température des datacenters
Autre tendance préconisée : élever la température des datacenters aux alentours de 27°. C’est la piste préconisée par Intel, chiffres à l’appui. En remontant la température à 27,2°, Facebook aurait économisé 229 000 $/an, avec 2 à 4 degrés supplémentaires, Microsoft  aurait atteint des économies quasi similaires (250 000 $/an).  Une contrainte : l’adaptation de tous les composants pour fonctionner à ce niveau de température.

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>> Green IT : la climatisation des datacenters en question, un article e-media

>> Vers le datacenter producteur d’énergie,  article Indexel.net

>> Intel préconise d’augmenter la température des datacenters, un article lemondeinformatique.fr