Basé sur la mutualisation de ressources et l’échange de pair à pair, l’économie du partage est aussi une réalité dans l’univers professionnel.

La rationalisation des moyens engendre de nouveaux modèles

La mutualisation du temps, des biens et des services est sans doute une des manifestations dans le secteur B2B de cette tendance qu’est l’économie du partage et de la fonctionnalité.

En termes d’organisation du travail, en France par exemple, la formule du travail à temps partagé permet à certains professionnels d’être employés à temps partiel par 2, voire plus rarement par 3 entreprises différentes.  Le cumul de ces contrats permet au salarié de disposer d’un emploi à temps plein et aux entreprises de bénéficier de compétences pour une durée en adéquation avec leurs besoins.

En matière d’organisation des lieux de travail, certaines grandes structures ont tablé dès la fin des années 80 sur la grande mobilité de certains de leurs collaborateurs pour ne leur assigner qu’un ‘’chariot-bureau’’ et un box de travail utilisable lors de leur présence dans l’entreprise, des espaces neutres qui n’ont pas toujours fait l’unanimité d’un point de vue humain. Les espaces de co-working déclinent maintenant cette notion d’espace temporaire de travail en y a joutant une touche de sociabilité et de convivialité, comme cet espace californien en photo ci-contre, qui manquaient précédemment.

La mutualisation des technologies nécessaires au fonctionnement des entreprises est sans doute aussi une illustration d’une nouvelle forme de consommation dans le secteur professionnel. Le modèle Pay per Use, le SaaS ou les infrastructures hébergées en Cloud public peuvent être également classés dans la catégorie des évolutions vers un nouveau mode de consommation, plus économique et plus rationnel.

Des formes innovantes de collaboration et de partage

Avec pour vocation la production de produits, de valeurs, de nouvelles formes de collaboration basées sur la complémentarité et la mutualisation de moyens, compatibles avec une économie de marché engagent un grand nombre d’organisations vers l’entreprise en réseau, l’entreprise 2.0.

On peut citer à titre d’illustration les partenariats de plus en plus fréquents entre entreprises (privée, publique et structure de recherche) pour l’échange de compétences et de moyens. L’open innovation fondée sur la coopération entre organisations est considérée comme un levier pour la dynamisation de la R&D, le partage de connaissances, un atout  pour la création de services ou la prise de décision sur la base de l’open data .

Les phénomènes du crowdsourcing ou externalisation ouverte, du crowdfunding  ou financement collectif ouvrent  aussi de nouvelles portes aux start-ups, aux entrepreneurs en quête de savoirs, de ressources ou de budget et bousculent les circuits traditionnels grâce au réseau et à des sites comme 99designs , la plus grande plate-forme de crowdsourcing pour le design ou Kickstarter, pour la recherche de fonds.