75 % des groupes du CAC 40 disposent d’une ou de plusieurs solutions de réseau social d’entreprise. Mais ils ne sont pas les seuls. Chez Pernod Ricard, Renault, PSA Citroën, la Société Générale ou pour le groupe Auchan, les RSE déjà mis en œuvre visent à optimiser la communication interne, à créer des communautés professionnelles et aussi à générer de l’innovation sur une base participative.

« L’esprit d’une start-up » chez Pernod Ricard

Pernod Ricard a mis en œuvre un RSE fin 2012. Il est accessible à toutes les filiales en charge des différentes marques du groupe et à son réseau de distribution à travers le monde, soit 17 000 des 18 000 employés.  Objectif de ce réseau social interne : décloisonner l’organisation, s’adapter et innover plus rapidement en fonction des remontées terrain, qui restaient des faiblesses selon les aveux du directeur général du groupe. Après à peine 6 mois de mise en service, ce réseau baptisé PR Chatter avait déjà fait les preuves de son utilité : 50 % d’utilisateurs actifs, 60 000 messages publiés, des évaluations internes sur les nouvelles idées via les « Like », une communication renforcée auprès de toutes les entités, 140 idées innovantes proposées et analysées dont certaines ont disposé d’un budget pour atteindre le stade de prototype, le partage de bonnes pratiques ramenés de 6 mois à 15 jours, des communautés créées pour chaque marque avec des partages de connaissances sur les tendances du marché… Pour le directeur général adjoint de la holding, 2e groupe mondial dans les vins et spiritueux (8 575 Ms d’euros de CA en 2013), ce RSE a apporté un nouveau souffle avec l’impression « d’une unité forte, d’un esprit start-up ». (01Business)

Chez Renault et PSA, les RSE comme moteurs de l’innovation participative

My Declic, le réseau social interne de Renault date également de la mi -2012 et a été ouvert aux quelque 130 000 collaborateurs pour mieux s’adapter aux évolutions du groupe et rapprocher les différentes entités installées à travers le monde, pour répondre aux mutations du marché (des cycles de lancement de produits plus courts, un chiffre d’affaires réalisé à 50 % à l’international contre 10 % il y a une décennie) et faire circuler en interne l’information plus rapidement. Avec une adhésion faite sur la base de volontariat, ouvert dès ses débuts à des discussions privées, My Declic a pourtant majoritairement été utilisé pour la création de communautés à usage professionnel (80 %) et des communautés d’intérêt (Le Monde). Pour sa branche de véhicules utilitaire, Renault Pro + a développé un RSE spécifique utilisé par plus de 2000 collaborateurs.

Du côté de PSA Peugeot Citroën, l’initiative d’une plateforme collaborative est plus ancienne. Elle date de 2010 et visait la recherche d’idées sur une thématique imposée et sous forme de challenge interne. La première thématique avait trait aux voitures connectées. Parmi les 3 500 commentaires émis par 1 300 participants, 85 propositions ont été sélectionnées par des experts et 4 ont abouti à des brevets. Le second challenge sur le thème imposé de la réduction des coûts a été encore plus fédérateur, 14 000 commentaires, 3 600 participants et 200 idées retenues mentionne le JDN.

Société Générale, le RSE au service de l’amélioration des offres

Le domaine bancaire n’échappe pas aux besoins de méthodes de travail plus collaboratives et participatives pour faire émerger de nouvelles idées. La Société Générale en est un exemple. Via son réseau interne SG Communities qui regroupe des fonctionnalités attendues (groupes, wikis, blogs), le groupe bancaire a aussi instauré un espace d’échanges sur l’impact de la transformation numérique pour l’entreprise et faire remonter des propositions pour améliorer les produits et services à la clientèle (JDN).

Auchan fédère des communautés métiers et de pairs avec son réseau social interne

Avec plus de 650 hypermarchés dans le monde et 290 000 collaborateurs, Auchan est le 13e distributeur mondial et 2e  sur le marché français. En 2013, il a inauguré son RSE, Eureka, avec 30 000 salariés adhérents. À la base du projet : créer une plate-forme d’échanges entre les magasins et les différents métiers pour partager leurs bonnes pratiques, comme par exemple des gestes métiers des chefs de rayon en vidéo qui peuvent être produits par un simple smartphone ou une tablette et consultés sur tout type de terminal. 80 % des contenus sont réalisés par les salariés en magasin, la plate-forme est utilisée plusieurs fois par semaine par quelque 30 % des inscrits et sa mise en place a eu un impact à 2 chiffres sur le chiffres d’affaires des magasins où il a été adopté, précise La Revue du Digital.